13.10.2017, 05:30  

Ne pas tuer l'institution du FC Sion, l'éditorial du rédacteur en chef

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Vincent Fragnière, rédacteur en chef.

 13.10.2017, 05:30   Ne pas tuer l'institution du FC Sion, l'éditorial du rédacteur en chef

Priver Christian Constantin de stade pendant quatorze mois est bien plus lourd à ses yeux qu’une amende maximale de 100 000 francs. Car l’homme est un passionné qui peut parler de football pendant des heures.

Certains pensent que cette sanction peut déboucher sur son départ du monde du football et donc potentiellement sur la fin du FC Sion sous sa forme actuelle. En Suisse...

Priver Christian Constantin de stade pendant quatorze mois est bien plus lourd à ses yeux qu’une amende maximale de 100 000 francs. Car l’homme est un passionné qui peut parler de football pendant des heures.

Certains pensent que cette sanction peut déboucher sur son départ du monde du football et donc potentiellement sur la fin du FC Sion sous sa forme actuelle. En Suisse alémanique, certains l’espèrent même.

Mais Christian Constantin doit aujourd’hui démontrer qu’il assume un geste qu’il n’aurait jamais dû faire et pour lequel il ne s’est jamais excusé.
Assumer, cela signifie rester en purgeant sa peine. Lui a déjà décidé d’engager un combat juridique face à la ligue. C’est son droit, même si celle-ci ne l’a pas suspendu de sa fonction de dirigeant.

Une issue qu’a par exemple connue Christophe Grau, président du BBC Monthey. Mais, dans son combat juridique, Christian Constantin doit surtout veiller à ne pas entraîner tout un club dans une histoire usante comme cela fut le cas lors de son bras de fer avec l’UEFA pour les 36 points de pénalité avec une relégation évitée de justesse en match de barrage.

Le président du FC Sion devrait plutôt profiter de ces quatorze mois dans l’ombre pour oser changer. Oser ne pas toujours être en première ligne. Oser s’entourer d’anciens joueurs comme dirigeants en suivant l’exemple de Bâle et YB. Oser miser sur une stabilité – entraîneur y compris – d’un contingent qui peut l’amener à jouer un titre de champion suisse dans deux ans.

Peut-être la plus belle fin pour une histoire qui n’aurait jamais dû exister. Car la décision de la ligue ne doit surtout pas tuer l’institution FC Sion.
 


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